Introduction: Moving from the Why to the How of Indigenous Law[Record]

  • Fraser Harland

Editor-in-Chief, Volume 61. For helpful comments on this Introduction, and indeed for countless hours spent on every article in Volume 61, I am indebted to Emma Loignon-Giroux and Stacey Smydo. Of course, we collectively relied on and benefited from the fine work of the entire editorial board of the McGill Law Journal. Working as Editor-in-Chief in general, and on this special issue in particular, has been, quite simply, the greatest professional honour of my life to date.

Citation: (2016) 61:4 McGill LJ 721

Référence : (2016) 61:4 RD McGill 721

Si un numéro spécial portant sur « Le droit autochtone et le pluralisme juridique » avait été publié il y a vingt-cinq ans, il est probable que ses contributeurs autochtones aient eu à expliquer et à justifier l’existence même du droit autochtone et sa relation avec le droit canadien. Certains auteurs non autochtones auraient peut-être développé des arguments concernant la possibilité que le droit autochtone informe le travail de juges canadiens, de négociateurs de revendications territoriales et de législateurs. D’autres auraient peut-être posé que les ordres juridiques qui ont formé et continuent de former les communautés autochtones ne constituent pas le droit du tout. En d’autres mots, le débat aurait pu être centré sur pourquoi il faut engager avec le droit autochtone. Today, questions around the need to engage with Indigenous law have given way to an emerging consensus that extends far beyond the legal academy. Law schools and law societies increasingly recognize the importance of teaching and making space for Indigenous law. The Supreme Court of Canada has explicitly required that courts account for Indigenous law when adjudicating Aboriginal title claims. And the Truth and Reconciliation Commission issued numerous calls to action pertaining to Indigenous law in its recently published final report. If it is no longer controversial to assert the relevance of Indigenous legal orders, however, there is significant divergence on where we go from here. In other words, the debate has shifted from why Indigenous law matters to how it should be taught, recognized, interpreted, and understood. En février 2016, dans le cadre du symposium annuel de la Revue de droit de McGill, les contributeurs de ce numéro spécial se sont rassemblés pour présenter leurs textes aux étudiants, professeurs de droit et aux membres des communautés mcgilloise et montréalaise. La version publiée des textes paraît maintenant dans ce numéro spécial pour la toute première fois. À partir de perspectives toutes aussi variées l’une que les autres, les auteurs tentent de trouver une réponse à la très importante question : comment approcher le droit autochtone? Val Napoleon and Hadley Friedland offer a method for using common law techniques to engage with the legal principles in Indigenous stories, narratives, and oral histories. Lara Ulrich and David Gill employ this method, applying the legal principles from Mi’kmaq stories to the question of forestry use and management in New Brunswick. Robert Clifford, on the other hand, draws from the context of a fuel spill to argue that non-Indigenous approaches to issues like jurisdiction and remedy fail to understand the cosmological and ontological framework of WSÁNEĆ law. From a pedagogical angle, John Borrows argues that Indigenous law is best taught using Indigenous frameworks and offers a proposed categorization for teaching Anishinaabe law. Aaron Mills contends that Indigenous law can only be safely and respectfully taught if students are first given tools to understand the rooted (as opposed to liberal) constitutions and lifeworlds of Indigenous legal orders, before they begin to study Indigenous laws. D’autres auteurs considèrent la façon dont les institutions non autochtones pourraient interagir avec les ordres juridiques autochtones. Sébastien Grammond et Christiane Guay exposent les lacunes de mesures législatives récemment proposées au Québec, limitées par leur incapacité de comprendre et d’adresser adéquatement les différences inhérentes dans l’« adoption coutumière » innue. Pour sa part, Kirsten Manley-Casimir milite pour une interprétation bijuridique du principe du respect, qui pourra guider la jurisprudence reliée au titre autochtone. Finalement, Geneviève Motard pose que, malgré le niveau important d’autonomie que pourrait garantir le principe de personnalité aux peuples autochtones dans le contexte d’accords territoriaux, les accords actuels n’ont pas employé le principe à …

Appendices